Des trains et des saisons

L'automne et les feuilles mortes

L’automne et les feuilles mortes

Avec l’automne reviennent les feuilles mortes. Eh oui … Et par la même occasion, les retards des trains et RER.

Depuis une semaine, les usagers du RER et tous les chroniqueurs twittos des voies ferrées glosent sur ce scandale : les feuilles mortes sont de retour. Elles se déposent sur les rails et adhèrent aux roues des trains, au point de les faire patiner, enrayer, bloquer et s’user. Cette succession de catastrophes est fort bien décrite par Olivier Razemon, journaliste au Monde, et Emilie Massemin, dans le Parisien. On apprend aussi sous leur plume que le nettoyage des indélicates coûte chaque année 10 millions d’euros par an, et que celui-ci est effectué par des trains-laveurs, wagons-aspirateurs et draisines chargées de brosser les rails …

Bien sûr, comme tous les usagers je n’y connais rien, mais je m’interroge. Je suggère prudemment. Plutôt que de mobiliser trains-laveurs, wagons-aspirateurs et autres engins tout droit sortis de la Complainte du progrès, s’activant pendant que des milliers d’usagers sarcastiques ruminent sur les quais, ne serait-il pas plus habile d’employer de vrais élagueurs, avant l’arrivée de l’automne, afin de faire reculer de quelques mètres la lisière des bois traversés par les voies ferrées ? Peut-on imaginer que cette mesure permettrait de tenir les feuilles mortes à distance, quelques automnes durant, le temps que la nature reprenne ses droits ?

Je n’ai pas envie de hurler avec les loups – ces usagers agressifs et moqueurs, pour qui le retour des feuilles mortes apporte la plus belle occasion de l’année de rentrer dans le lard de la SNCF.

Mais quand même … Une feuille qui tombe sur un rail, et bloque ainsi des dizaines de trains, des milliers de voyageurs, comme chaque année passée, et chaque année à venir, cette feuille tient du battement d’aile de papillon.

Village Hobbit Auber RER A

Village Hobbit à la station Auber

Si les feuilles enfin, constituaient le seul et unique problème annuel insurmontable par les trains, nous prendrions sans doute notre mal un peu plus en patience.

Mais aujourd’hui, ce sont les feuilles ; dans quelques jours, ce seront le froid, la neige et d’autres « conditions météorologiques dégradées ». Au printemps, la pluie sera à l’origine d’« avaries ». Cet été, la chaleur et la dilatation des rails ne manqueront pas d’entraîner toutes sortes d’impondérables.

La photo ci-jointe montre le village en Terre du Milieu, installé la semaine dernière à la station Auber, à l’occasion de la sortie au cinéma du film « Le Hobbit, un voyage inattendu ».

Il n’y avait ni feuilles mortes, ni train, ni saison, dans ce village-là, la semaine dernière.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s